Créez votre étang sauvage pour préserver de la biodiversité

par / jeudi, 15 août 2013 / Publié dans Articles récents, Styles

La présence d’un étang naturel dans un jardin est un moyen efficace pour recréer un biotope naturel qui servira de refuge à une faune variée dont l’habitat est parfois menacé. Ce style de jardin un peu sauvage demande peu d’entretien, car les plantations peuvent s’y développer plus librement.

Pour paraître plus naturelle, la forme du bassin aura un tracé sinueux, dont les lignes souples épouseront le modelé du terrain.

Sur les rives, une abondante végétation accentuera l’aspect sauvage de la pièce d’eau et servira de refuge à de nombreuses espèces d’animaux : oiseaux nageurs (sarcelles, canards, col-vert), batraciens, tortues d’eau.

Pour préserver l’intimité du lieu, les abords seront plantés d’arbres de zone humide (aulnes glutineux, saules, cyprès chauves) ou, si la place manque, par des graminées géantes comme les miscanthus du Japon (Miscanthus japonicus), des cannes de Provence (Arundo donax) et des bambous. Prévoyez un ponton en bois, ou quelques larges rochers plats, pour votre détente et vous permettre d’observation de la faune de plus près.

Une imitation stylisée

Même si votre souhait le plus sincère est de célébrer la beauté de la nature à l’état sauvage, rien ne vous empêche d’associer les végétaux en jouant de leurs couleurs et de leurs formes. Il n’est pas nécessaire de limiter votre choix exclusivement aux plantes indigènes et de les laisser simplement pousser. Par exemple, les joncs et les carex locaux peuvent être associés à des variétés horticoles ou exotiques plus décoratives ce qui renforcera l’aspect sauvage de la pièce d’eau.

Veillez toutefois à ne pas accumuler un grand nombre d’espèces que vous disperseriez en tout point du jardin. Faites plutôt le choix de quelques plantes, que vous grouperez en colonies importantes en plusieurs endroits autour de la pièce d’eau. L’effet monumental produit par ces deux ou trois espèces dominantes sera complété par la présence d’autres plantes employées par petites touches, çà et là.

L’eau dans un jardin exerce un attrait sur l’ensemble de la faune. Les touffes de graminées (Glyceria aquatica, Phalaris arundinacea, Phragmites communis) sont le refuge recherché par de nombreuses espèces d’oiseaux nageurs, qui aiment y construire leur nid. Ici, un petit ponton de bois a été aménagé pour permettre la distribution de nourriture aux tortues aquatiques qui peuplent le bassin.

Plantes convenant à un jardin sauvage

Une pièce d’eau d’aspect sauvage et informel n’exclut pas l’utilisation de variétés horticoles ou étrangères, ni leur disposition d’après des règles purement esthétiques.

Accrus calamus Lysima chia thyrsiflora, Alchemilla mollis Lythrum salicaria ténus glutinosa Matteucia struthiopteris, ténus incana ‘Aurea’ Miscanthus iaponicus, Arundo phragmites, Miscanthus sinensis, Butomus umbellatus, Osmunda regalis, Caltha palustris, Phalaris aquatica, Carex spp. Pontederia spp., Glyceria aquatica, Salix exigua, Hippuris vulgaris Scirpus spp. Hosta, Taxodium distichum, Iris pseudacorus Typha, Juncus spp. Zizania aquatica

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